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Georges Journois

Georges Henri Journois, résistant et général de brigade , né le 13 novembre 1896 à  Bosc-Bordel et mort en déportation le 26 septembre 1944 à  Wilhelmshaven (Allemagne).
Il vit à  Bosc-Bordel et fréquente l'école communale de ce village jusqu'en 1906 date à  laquelle ses parents s'installent à  Buchy où va à  l'école de la commune puis est envoyé comme pensionnaire à  l'école professionnelle d'Armentières (Nord) et espère entreprendre des études d'ingénieur.
Mais la guerre de 1914 éclate. Georges Journois, trop jeune pour être directement mobilisé dès le début et reste donc à  l'école. Il est appelé et incorporé le 13 avril 1915 mais est envoyé peu après à  Saint-Cyr afin de suivre les cours pour devenir officier. Il y reste jusqu'au 1er septembre 1915 et alors nommé Aspirant et part au front le 5 décembre 1915. Il obtiendra 6 citations et finira la guerre avec le grade de lieutenant.
Après la capitulation allemande, le Lieutenant Journois choisit de rester dans l'armée et est envoyé avec son régiment, sous les ordres du Général Gouraud , au Levant pour relever les troupes britanniques de Syrie et de Cilicie. Fait prisonnier, il sera nommé chevalier de la légion d'honneur.
Son régiment est ensuite désigné pour servir au Maroc où il débarque le 13 août 1925 et où il obtiendra le grade de capitaine.
Il se marie à  Besançon le 8 avril 1931. De cette union naîtront trois enfants.
Il est promu au grade de chef de bataillon (Commandant) le 25 juin 1937 et est nommé Officier de la Légion d'Honneur le 2 décembre 1937.
Le 18 janvier 1940, il est affecté à  l'état major du Général Commandant en Chef sur le front Nord-Est, De repli en repli, le Grand Quartier général migre vers le Sud jusqu'à  à  Bordeaux où il arrive le 26 juin.
Il est affecté le 17 septembre 1940 au cabinet du Secrétaire d'État à  la Guerre à  Vichy. Il y sert le général Huntziger, Secrétaire d'État à  la Guerre jusqu'au décès de celui-ci dans un accident d'avion le 12 novembre 1941. C'est alors que commence une activité clandestine avec pour couverture son activité officielle. Entre temps, il est promu lieutenant colonel le 25 mars 1941. Le 1er janvier 1942, il est affecté au cabinet de l'amiral de la Flotte (François Darlan) comme chef de cabinet adjoint. Le chef de cabinet est le général Revers.
Avec le Général Revers, qui sera son Chef dans la clandestinité, il participe à  de nombreuses réunions clandestines au cours desquelles sont étudiées les possibilités de résistance à  l'ennemi et la création et l'organisation de réseaux de résistance.
Il est promu Colonel le 25 mai 1943 et est démobilisé le 1er novembre 1943.
Parallèlement, depuis janvier 1943, il a été nommé, par ses chefs de la clandestinité, Responsable dans les Alpes maritimes de l'Organisation de résistance de l'armée (O.R.A.). Il rentre également en janvier 1943 au réseau « Alliance » avec pour pseudonyme Marcelle et Suzanne.
Dénoncé par un agent double qui avait été mis dans la cellule d'un résistant arrêté et dont il a réussi à  gagner la confiance, il est arrêté à  Nice le 4 janvier 1944.
Interrogé par la Gestapo, torturé, il ne livrera aucun secret. Incarcéré à  la prison de Nice, il y reste au secret jusqu'au mois de mai 1944 où il est transféré à  Marseille à  la Prison des Baumettes. Il y reste en transit, jusqu'au 17 juin 1944, jour où les allemands évacuèrent la prison vers Belfort (Territoire de Belfort) .
Le 28 aout 1944, il est déporté et conduit vers le principal port militaire allemand sur la mer du Nord. : Wilhelmshaven où il est soumis au travail forcé. Quelques semaines plus tard, il meurt sous les coups de ses gardiens.
Après la guerre, son corps est rapatrié à  Besançon et inhumé dans la caveau de famille.
Georges Journois recevra la Médaille de la Résistance et sera nommé le 6 juin 1946 au grade de Général de Brigade.





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