Les rues de Rouen
En 1775, débute le percement de nouvelles rues dans le
quartier neuf de Cauchoise. Cette voie royale vers la nouvelle
Préfecture sera la Nouvelle route du lieu de santé qui devait
relier l’Hôtel Dieu jusqu’au nouvel Hôtel de Ville, entre le Vieux
Marché et la rue des Jacobins devenue rue de Fontenelle. La
première pierre de l’Hôtel de Ville est posée le 8 juillet 1758.
Mais l’intendant Thiroux de Crosne avait vu trop grand. Le
projet fut abandonné. La nouvelle voie devient, en 1780, Grand
rue de l’Hôtel Dieu, puis rue de Crosne, rue de Crosne-en-ville,
rue de Crosne-hors-ville de part et d’autre de l’ancien boule-
vard Cauchoise et rue Pelletier-Fargeau lors de la Révolution,
puis rue de l’Hospice. Jusqu’en 1796, elle est fermée par une
grille séparant symboliquement la ville et le faubourg. Le côté
ouest devient l’avenue Gustave Flaubert en 1951.
Gustave Flaubert (1821-1880), né à Rouen à l'Hôtel-Dieu dans le logement du chirurgien en chef, son père (logement transformé en musée). Il y vécut jusqu'en 1846 et fut élève du lycée Pierre Corneille.Il se serait inspiré de Ry pour créer le village de Yonville-l'Abbaye dans son roman Madame Bovary. Adolphe Jouanne aurait servi de modèle au pharmacien Homais. De même Buchy est cité plusieurs fois dans ce roman. Flaubert a vécu à Canteleu, au hameau de Croisset, en bord de Seine, de 1845 à sa mort. Il y reçut de nombreuses visites, dont George Sand en 1866 et 1868, José MarÃa de Heredia en 1879, Tourgueniev et Maupassant à plusieurs reprises et quelques semaines avant son brutal décès, Emile Zola, Edmond de Goncourt, Alphonse Daudet et son éditeur Charpentier. Gustave Flaubert est enterré au Cimetière Monumental de Rouen.
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